21 x 14,5cm, 16 pages.
4 euros
ISBN : 2-916252-03-7



REVUE DE PRESSE


"Un court texte où se perçoit très bien le temps d'arrêt qui doit (devrait) précéder tout geste d'écriture, temps de latence, aporétique et empirique. Ce temps se coule dans :
1. une limpidité désimplifiée (coupante ?)
2. une épaisseur lente et liquide dans la diction, confer le titre programmatique de ce tout petit opuscule qui ramène la salive des paroles au manger pour en faire des gâteaux inquiets, une cuisine lente où se dénoterait le souci réflexif de phrases essayistes expérimentales (qui essaient des sens possibles) mais aussi la violence faite aujourd'hui aux têtes. Une violence à laquelle répond une idiotie savante devant des objets ou des personnages, pour un effort contre la transparence. Il faut bien mâcher avant de parler, et la parole est aussi un geste dans l'affaire des verres dépolis de la perception (plus souhaitables que la moins drôle immédiateté). Où "l'homophonie du mot vers et du mot verre est toujours l'occasion de penser une relation de scotch et de discontinuité de l'objet à son parleur qui voit comme il peut voir, c'est--à-dire avec son geste moral provisoire (...)". Provisionnalité sous forme de compilations langagières pour un juke-box futur possible, le poème "plus-que-fenêtres" s'inquiète aussi bien de la fête, d'une fête possible comme enthousiasme à construire après l'euphorie des enfances passées.
C'est tout l'intérêt de ce texte qu'on puisse en dire : la naïveté n'est pas son fort - et y sentir à quel point il n'y aura jamais eu, dans une vie, ni solutions de continuité ni naïveté première : "L'aise n'est pas la propre exclusif des heures pré-langagières. " 

Alexandre Lemaire, CCP 14, 2007.

 

 

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